Mort de Hakim : les couteaux, nouveaux outils des écoliers ?
Les violences scolaires en question:
La mort de Hakim, tué par un de ses camarades dans son lycée le 8 janvier dernier, a relancé avec force le débat sur les violences scolaires. Le plan de « sanctuarisation » des écoles, tant voulue par Nicolas Sarkozy, est désormais à l’étude. Karima Derrazid, psychologue clinicienne à Lyon, fournit quelques éléments d’explications sur la violence juvénile, qui touche les ados de plus en plus jeunes.

Une marche silencieuse a réuni 4 000 personnes au Kremlin-Bicêtre en hommage à Hakim « mort pour rien », le 8 janvier, par la main d'un camarade.
« À Hakim, notre frère, on ne t’oubliera jamais. » L’hommage rendu vendredi 15 janvier au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) au jeune lycéen de 18 ans a été vibrant. 4 000 personnes ont défilé à la mémoire de Hakim, mortellement poignardé le 8 janvier par un camarade de son lycée dans l’enceinte même de l’établissement Darius-Milhaud.
Tout est parti d’un différend futile entre la sœur de Hakim et Islam, un de ses copains de classe. Cette dernière s’était plainte, la veille de la tragédie, de l’attitude désinvolte d’Islam auprès de son grand frère. Voulant des explications, Hakim va à la rencontre d’Islam, vendredi 8 janvier, pendant l’intercours. Quelques minutes plus tard, Hakim se retrouve à terre, poignardé à trois reprises. Des coups fatals au foie et à l'aorte, qui le conduisent droit vers la mort dans la soirée.
Un geste difficile à comprendre qu’ont dénoncé nombre d’hommes politiques, à commencer par Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, qui parle d’une « affaire absolument terrible de banalisation » de la violence.
« On ne peut pas dire que la violence scolaire est un phénomène banal, qui s’inscrit dans notre quotidien comme acceptable. Mais on peut subtilement remarquer que l’école est plus souvent utilisée comme une scène d’expression de la violence », déclare Karima Derrazid, psychologue clinicienne à Lyon.
Commenter cet article