Maroc : Pour Al Adl Wal Ihssane, l’heure du changement est venue
Les partis politiques marocains se sont fait discrets depuis les manifestations en Tunisie et en Egypte, sauf le PJD qui a fait quelques sorties. Mais la charge la plus violente vient aujourd’hui d’un parti interdit, Al Adl Wal Ihssane (Justice et Bienfaisance).
Selon l’agence de presse Reuters, le mouvement du cheikh Abdessalam Yassine, prend position pour des réformes démocratiques urgentes au Maroc. Ainsi, après la Tunisie et l’Egypte, l’heure du changement serait venue au Maroc.
Cette vague ne laisserait « aucune place aux promesses fausses et creuses ». Le mouvement ajoute dans une déclaration diffusée sur le site de l’organisation : « le fossé entre le gouvernant et les gouvernés s’est élargi et la confiance a été dilapidée ». Il précise que « la solution est soit dans une réforme démocratique urgente qui met fin à l’autocratie, répondant aux revendications et aux besoins du peuple, soit dans une initiative pacifique du peuple qui balaiera l’autocratie ».
Pour se faire, Al Adl Wal Ihssane exige une réforme de la Constitution pour un texte « démocratique qui marque une rupture avec tous les aspects de l’autocratie » tout en mettant fin « à la monopolisation de l’autorité et de la richesse nationale ».
La famille Yassine et la monarchie, une longue histoire
Le mouvement islamiste créé en 1973, serait la première force d’opposition au Maroc avec quelque 200 000 militants, majoritairement étudiants, bien implanté dans les quartiers populaires. Son chef, Abdessalam Yassine a passé plusieurs années en prison, puis a été interné dans un hopital psychiatrique, et enfin a passé quelques années en résidence surveillée sous Hassan II pour avoir contesté son titre de « commandeur des croyants » dans une lettre intitulée « L’islam ou le déluge ».
Mesure qui avait été levée par le roi Mohamed VI peu de temps après avoir été intronisé, suite au décès de son père en 1999. Mais le cheikh est resté sur la même ligne de défiance avec un nouveau mémorandum « À qui de droit » très véhément envoyé au nouveau roi. Ce mémorandum a été ignoré et n'entraîna pas de conséquences judiciaires pour lui. Par contre sa fille avait été poursuivie lorsqu’elle déclara dans « Al Ousbouya al Oukhra » que le meilleur système politique au Maroc était une république. Néanmoins son procès a été reporté sine die .
Source ==> yabiladi.com
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