TGV La Mecque-Médine : les Français redoutent un revers
La SNCF et Alstom semblent distancés par leurs concurrents espagnols pour bâtir et exploiter une ligne à grande vitesse reliant les deux villes saintes d'Arabie saoudite. Un contrat d'environ 10 milliards d'euros.
La «maison France» jette ses dernières forces dans «sa» bataille du rail en Arabie saoudite. Un ultime effort, alors que le contrat du «train des pèlerins», un projet de 440 kilomètres de ligne à grande vitesse en plein désert reliant les villes saintes de La Mecque à Médine via Djedda, semble en passe de lui échapper. Et avec lui ses 10 milliards d'euros estimés: la moitié pour la construction de la ligne et la livraison de rames, l'autre moitié pour la maintenance et l'exploitation de la ligne pendant douze ans, soit près de dix milliards d'euros au total. À 300 kilomètres par heure, ce train doit permettre de relier La Mecque à Djedda en une demi-heure et Djedda à Médine en deux heures.
Ce contrat est doublement important pour la France. Par son montant, bien sûr. Mais aussi pour sa symbolique, celle d'une équipe de France - en l'occurrence essentiellement formée par la SNCF et Alstom - qui gagne, par opposition à celle du nucléaire - EDF et Areva en tête - qui a perdu l'an dernier à Abu Dhabi. Doublée par les Coréens qu'elle snobait jusqu'alors, la filière nucléaire tricolore avait perdu le contrat de la construction de centrales nucléaires dans l'émirat, valorisée plusieurs dizaines milliards de dollars.
Pour le TGV saoudien, les Français se sont, comme à Abu Dhabi, longtemps vus favoris du gigantesque appel d'offres. Mais au fil des semaines, l'orgueil tricolore s'est dégonflé. Selon des sources gouvernementales, le contrat serait même en train de leur filer dans les doigts au profit de leurs concurrents espagnols.
Source ==> lefigaro.fr
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