Revenir constamment vers Allah
Ô pécheur ! Si tu ressens les souffles de la rétribution, ne multiplie pas le vacarme et ne dit pas : « Je me suis repenti et j’ai regretté. Pourquoi ne met-il donc pas fin à cette punition que j’exècre ? » Peut-être que ton repentir ne s’est pas pleinement réalisé, et la rétribution a un temps qui dure autant qu’une longue maladie, et que rien ne peut la faire cesser avant l’heure.
Entre « Adam désobéit à son Seigneur et s’égara » (Sourate Ta-Ha, verset 121) et « Adam reçut de son Seigneur des paroles, et Allah agréa son repentir » ( Sourate Al-Baqarah, verset 37) s’est écoulé un long moment.
Alors patiente, ô toi qui as commis une faute, jusqu’à ce que tes larmes traversent l’enveloppe de ton cœur impur. Lorsque la paume de la souffrance l’aura pressé et qu’on aura versé plusieurs fois de l’eau, alors seulement on le jugera purifié. (comme si le cœur du pécheur s’était sali et que les larmes du repentir et du retour vers Allah –‘aza wa jal- étaient l’eau purificatrice. En multipliant les lavages avec les larmes, jusqu’à ce qu’elles touchent l’ensemble du cœur, il devient pur et on peut accepter de lui ce repentir.)
Âdam (3alayhi as-salam) a pleuré sa faute pendant trois cent ans. Ayyûb (3alayhi as-salam) a été éprouvé pendant dix-huit ans. Ya’qûb –‘alayhi as-salam- a pleuré Yûsuf (3alayhi as-salam) quatre-vingt ans. Les épreuves ont leur temps, puis elles cessent, mais parfois un châtiment peut durer jusqu’à la mort. Ainsi, tu dois rester constamment dans le sanctuaire du retour vers Allah –‘aza wa jal-, t’assoir à la manière du mendiant, faire du souci ta nourriture et des pleurs ta boisson, et peut-être verras-tu venir l’annonciateur de l’acceptation de ton repentir, et c’est ainsi que Ya’qûb –‘alayhi as-salam- le triste retrouva la vue. Si tu meurs prisonnier de ton chagrin, ta tristesse en ce monde peut remplacer celle de l’au-delà, et serait là pour toi un gain immense !
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