Les musulmans visés par les contrôles renforcés dans les aéroports
Renforcer la sécurité aérienne est l’obsession américaine du moment. Les passagers originaires ou en provenance de 14 pays à destination des États-Unis devront subir les conséquences de l’attentat manqué du 25 décembre dernier sur le vol Amsterdam-Détroit. Sans surprise, 13 sur 14 États de la liste dressée par Washington sont à majorité musulmane.

Les craintes du profilage racial et religieux se révèlent fondées, dix jours après la tentative d’attentat d’Umar Farouk Abdulmuttalab, un jeune Nigérian de 23 ans, sur un vol américain.
14 pays sont désormais dans le collimateur de Washington, parmi lesquels l’Iran, le Soudan, la Syrie et Cuba, désignés comme des « soutiens du terrorisme ». S’ajoutent l’Algérie, l’Afghanistan, l’Arabie Saoudite, l’Iraq, le Liban, le Nigéria, le Pakistan, le Yémen et la Somalie, listés depuis dimanche 3 janvier comme d’« autres pays d’intérêt ».
À l’exception de Cuba, tous sont des pays à majorité musulmane. Les passagers originaires ou en provenance de ces pays sont aujourd'hui sujets à des palpations sur l’ensemble du corps, une fouille renforcée des bagages à main et un passage au scanner corporel et aux détecteurs d’explosifs. Ces contrôles renforcés concernent aussi les voyageurs ayant transité par l’un des 14 États.
Cette directive, applicable dès lundi 4 janvier, s'impose à tous les transporteurs, américains ou étrangers et n’épargne pas même les ressortissants étrangers résidant aux États-Unis. « Parce qu'une sécurité effective de l'aviation doit commencer au-delà de nos frontières, et dans le cadre d'une coopération extraordinaire de nos partenaires aériens dans le monde, TSA (l'Administration de la sécurité dans les transports, ndlr) ordonne que tout individu se rendant aux États-Unis de n'importe où dans le monde en provenance ou via des nations qui parrainent le terrorisme ou de (certains autres) pays devra se soumettre à un contrôle accru », se justifie TSA par communiqué.
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