Le pasteur qui a brûlé un Coran veut manifester contre l'islam radical devant une mosquée
ÉTATS-UNIS - Cependant, la ville fait valoir le risque pour la sécurité publique d'une telle manifestation, et a porté l'affaire devant un tribunal qui doit rendre sa décision ce vendredi...

Le pasteur américain Terry Jones fait de nouveau parler de lui. Cette fois, il ne compte pas faire brûler un Coran, comme en mars dernier à Gainesville en Floride, mais manifester ce vendredi devant l’une des plus grandes mosquées des Etats-Unis, à Dearborn, dans la banlieue de Détroit, le Centre islamique d’Amérique. Son but? Protester contre ce qu’il appelle «le côté radical de l’islam», qu’il considère représenter un risque de l’instauration de la charia sur le sol américain.
Mais son projet, annoncé à la mi-mars, risque bien d’être mis à mal. La ville de Dearborn, qui regroupe l’une des plus importantes communautés musulmane des Etats-Unis, tente en effet de l’en empêcher. Elle a d’abord refusé le permis de manifester, avant de s’engager sur la voie judiciaire. Raison invoquée par le procureur: avec cette manifestation, Terry Jones va déranger l’ordre public et prendre part à des actes d’intimidation à l’encontre d’une minorité ethnique.
Le pasteur floridien est donc attendu au tribunal ce vendredi, où un jury composé de quatre femmes et trois hommes doit décider s’il est obligé de payer une caution pour pouvoir manifester, à partir de 17h (heure de Detroit) le soir même.
Questions de sécurité contre liberté d’expression
Jeudi, quelque 700 personnes se sont rassemblées devant le Centre islamique d’Amérique pour protester contre le projet de Jones. Parmi elles, des figures politiques et religieuses de Détroit, comme un membre démocrate de la Chambre des Représentants, ou encore les membres éminents locaux des églises épiscopale et catholique.
Mardi, Terry Jones est déjà passé devant la Cour et le juge a ordonné un procès. Le pasteur a en effet refusé de déposer une caution de 100.000 dollars pour aider la ville à payer les forces de sécurité supplémentaires nécessaires pour sécuriser la zone du fait de sa manifestation. En effet, après l’autodafé de Coran de mars dernier, le pasteur a reçu de nombreuses menaces de mort et une récompense d’1.2 million de dollars en échange de sa tête a été promise par un groupe terroriste basé au Pakistan.
Terry Jones fait de son côté valoir le premier amendement de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression.
Source ==> 20minutes.fr
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