« La burqa est une provocation qui fait du mal à la religion »
Musulmane voilée, Malika, 28 ans, dénonce le port du voile intégral, « une pratique sectaire » dans laquelle versent des filles un peu déboussolées. Pour autant, elle n’est pas favorable à une loi d’interdiction.
Des yeux marron-vert rieurs, de longs cheveux blonds cachés sous un voile noir, Malika, Française d’origine algérienne, affirme : « D’après mes connaissances, le niqab ou la burqa ne sont pas prescrits dans l’islam. Je dirais même que c’est proscrit. » La jeune femme de 28 ans précise sa pensée : « Enfin, ce n’est pas vraiment ce que je veux dire, mais quoi qu’il en soit, en France, cela fait du mal à la religion. »
Malika est en colère. En colère contre cette minorité de fondamentalistes qui donne du fil à retordre à la « communauté musulmane française », expression dont sait qu'elle recouvre une grande variété d’opinions et de rapports à la foi. Le port de la burqa ou du niqab est, elle, une manifestation rigoriste de la pratique religieuse.
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