En Algérie, Ain-Defla, Clôture du 9e colloque international sur le rite Malékite
Ain-Defla, Clôture du 9e colloque international sur le rite Malékite : Une passerelle entre les ulémas et les juristes
Le rideau est tombé mercredi dernier en début de soirée sur la 9e édition du colloque international sur le rite malékite avec l'adoption de neuf recommandations dont l'une d'entre elles porte sur la création d'un centre de recherche sur le Fiqh malékite à Ain-Defla.
Les autres recommandations concernent la valorisation des efforts des ulémas algériens dans l'établissement des règles de la jurisprudence, l'établissement de passerelles entre ce colloque et les centres et instituts spécialisés dans le rite malékite dans les autres pays, la réédition des livres et l'édition des manuscrits traitant du Fiqh malékite, et entres autres recommandations, l'ouverture d'un espace de recherche et de coordination entre les ulémas et les spécialistes du droit. Deux jours durant des conférences et des débats ont jalonné les travaux de ce colloque placé sous le thème de la réglementation dans le rite malékite et sa transposition dans le droit actuel, et qui de l'avis unanime ont été d'un niveau scientifique particulièrement élevé, par d'abord la qualité des conférenciers venus de pays arabes frères, et de nationaux établis à l'étranger mais aussi par l'assistance qui n'a aucunement déserté les travées de la salle de la culture Emir Abdelkader d'Ain-Defla-ville et qui a relevé de son côté les débats avec des questions pertinentes et de fond.
Un fait relevé par le ministre des Affaires religieuses et du Wakf, M. Bouabdellah Ghlamallah qui avait procédé à l'ouverture et à la clôture de ce colloque en se félicitant de la présence de théologiens de renom et d'ulémas algériens établis à l'étranger, « telles des étoiles, les enfants d'Algérie brillent là o๠ils sont, l'Algérie qui recevaient des enseignants et des cadres de pays frères au lendemain de son indépendance en envoient aujourd'hui », a-t-il relevé. Le ministre des affaires religieuses a rendu un grand hommage au rôle joué et que continue à jouer les zaouias dans l'éducation, l'apprentissage du Saint Coran de l'Islam et la consolidation de l'identité et de l'unité nationale.
Des cours pluridisciplinaires qui commencent à la prière du Fedjr pour ne se terminer qu'après la prière de l'Icha. A cet égard, et pour cette présente édition c'est une zaouia, en l'occurrence « Zaouïa Essalem » celle de cheikh Hadj Ahmed Belkacemi située dans la commune d'El-Abadia qui a été récompensée. Une vieille école coranique créée en 1940 et qui a été reconstruite pratiquement de ses décombres pour accueillir aujourd'hui plus de 300 étudiants. Pour la prochaine édition, c'est la meilleure conférence présentée qui sera récompensée.
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