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11 Feb

Egypte : les Frères musulmans disent ne pas convoiter le pouvoir

Publié par Al-islam-fi-nafsi  - Catégories :  #Actualités international sur l'islam

La principale force d'opposition indique en outre ne pas souhaiter s'engager dans la présidentielle, alors que la mobilisation anti-Moubarak se poursuit.

h-20-2400010-1297257676-copie-1.jpgLes Frères musulmans, principale force d'opposition en Egypte, ont assuré mercredi 9 février ne pas "rechercher le pouvoir" malgré leurs appels nourris au départ immédiat du président Hosni Moubarak, confronté depuis plus de deux semaines à une contestation sans précédent.

"Les Frères musulmans ne recherchent pas le pouvoir. Nous ne voulons pas y participer pour le moment", a affirmé Mohamed Moursi, un haut responsable du mouvement, lors d'une conférence de presse au Caire. "Ce n'est pas une personne, un parti ou un groupe qui mène les manifestations. Personne ne peut prétendre qu'il mène la foule", a ajouté ce responsable de la puissante confrérie, officiellement interdite depuis plus d'un demi-siècle mais tolérée.

"Nous sommes avec la volonté du peuple, avec la majorité du peuple égyptien. Nous ne sommes pas la majorité", a-t-il insisté, rappelant que l'organisation ne souhaitait pas présenter de candidat à la prochaine élection présidentielle. "Le président doit quitter son poste. Une nouvelle ère doit commencer", a soutenu Mohamed Moursi. "Il y a un conflit entre le peuple et une personne obstinée qui ne veut pas se soumettre à la volonté du peuple", a précisé Issam al-Aryane, autre haut responsable du mouvement. "Il n'a plus (de légitimité pour rester) au pouvoir, pourquoi insiste-t-il pour rester?", a-t-il demandé.

Les Frères musulmans participent aux côtés d'autres forces de l'opposition à un dialogue avec le régime sur d'éventuels amendements constitutionnels, mais la confrérie se veut déjà critique de ce processus. "Certains semblent croire qu'il s'agit d'un monologue. Nous voulons un dialogue", a-t-il expliqué. "Le principal facteur (pour la poursuite du dialogue) dépend du sérieux" du régime (...) Ce n'est pas facile, cela ne peut pas se faire en quelques jours", a indiqué Mohamed Moursi. "Le véritable dialogue sur la passation du pouvoir n'a pas encore commencé", a précisé Issam al-Aryane.


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