Dialogue réussi entre les oulémas et les islamistes radicaux

Depuis trois semaines, une vingtaine d’Oulémas avaient engagé des discussions religieuses avec les 67 détenus de la prison centrale de Nouakchott, mis en cause dans des affaires de terrorisme. Les deux parties ont ainsi débattu du vrai message de l’islam sur des thèmes aussi variés que la démocratie, le rapport au pouvoir politique, l’apostasie, l’accueil et la sécurisation des étrangers en terre d’islam ou encore la définition du jihad.
Un débat fructueux si l’on en croit le porte-parole des oulémas, Mohamed El-Moctar Ould M'Balla, puisqu’il a permis, selon lui, de convaincre près de 90 % des prisonniers de se repentir de leurs erreurs. Les jeunes ont majoritairement renoncé à leurs idées fondées sur l’extrémisme et la violence, a déclaré le porte-parole des théologiens, soulignant que cette grande majorité de détenus s’est engagée en signant noir sur blanc ce renoncement. Selon lui, seuls trois prisonniers ont refusé tout dialogue tandis qu’un groupe d’une petite dizaine plus radicale n’a pas souhaité se repentir.
Au final, on peut donc estimer que ces discussions ont permis de rallier une dizaine de détenus aux 47 prisonniers qui, dès le début du dialogue, se disaient prêts à se ranger à l’avis des oulémas. Reste maintenant à connaître le sort que les autorités réserveront à ces repentis dont la plupart n’ont toujours pas été jugés.
Mohamed El-Moctar Ould M'Balla, a précisé que ce dialogue, uniquement spirituel, n’était pas une négociation et qu’il n’avait pas de lien avec les procédures judiciaires engagées. On peut toutefois penser que ce renoncement pourrait être considéré comme une circonstance atténuante lors d’un procès futur ou servir de fondement à une demande de grâce présidentielle.
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