De l’ennui à l’islam
Nicolas Blancho: de l’ennui à l’islam
Le jeune président du Conseil central islamique de Suisse parle de sa conversion à l’islam. Il se distancie de l’idéologie radicale des mouvements salafistes. Mais il inquiète les associations musulmanes
Il n’y a pas eu de poignée de main. Ni au début, ni à la fin de l’entretien. Son interprétation rigoriste de l’islam lui interdit d’avoir ce genre de contact avec une femme. On ne s’en offusquera pas. Le président du Conseil central islamique suisse (CCIS) est du reste un jeune homme fort aimable. Son association, créée en janvier pour défendre les intérêts des musulmans sunnites, compte déjà 1000 membres passifs et suscite la curiosité des médias. Non sans exagération, Nicolas Blancho est décrit par la Weltwoche comme «l’islamiste le plus dangereux du pays», le «Ben Laden» de Bienne. Mais on ne va pas trembler devant un sourire aussi juvénile et affable.
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