Abdel, 35 ans et barbu, «l'équivalent du niqab pour les hommes»
Abdel a pris trois mois pour savoir. C'était fin 99-début 2000. «On annonçait la fin du monde»; lui voulait une autre vie. Soit devenir vraiment musulman. Soit couper complètement avec la tradition. Croire s'est imposé.
Comment en arrive-t-on là ? A être un barbu de 35 ans qui porte la religion sur son visage et qui passe outre les préjugés dans les regards? Abdel ne s'attarde pas trop sur son adolescence. Il raconte la petite délinquance, les filles (un peu, «sans jouer avec leur virginité»), la drogue (pas mal), l'alcool, les vols, dit qu'il aurait pu faire un peu de prison mais qu'il a eu de la chance. Et qu'il a su s'arrêter avant que cela n'aille trop loin. «J'étais de nature excessive. Heureusement que j'ai rencontré l'islam.»
Une religion qui lui semblait jusque-là aussi familière qu'étrangère.
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